L’Afrique anticipe les tendances géopolitiques non parce qu’elle occuperait une position marginale, mais parce qu’elle est devenue un espace de résistance politique et armée capable d’imposer des coûts réels à la présence militaire occidentale. L’épuisement européen n’émerge pas de manière autonome : il est produit par le refus africain de continuer à fonctionner comme zone de tolérance de la violence, de la tutelle et de la hiérarchisation raciale.