Plus d’une décennie après les Printemps arabes, les régimes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont consolidé leur survie par des réformes de façade, la cooptation et le contrôle numérique, interrogeant la nature même de leur autoritarisme.
Lorsqu’on lit le mot “orientalisme”, on a souvent envie de grimacer. Et pour cause : il nous renvoie à l’un des courants artistique et littéraire les plus problématique de l’Europe occidentale. Fétichisation, vision coloniale hyper réductrice, condescendance façon suprématie blanche, racisme plus ou moins dissimulée et diffusion d’une fausse image de l’islam et des pays du Maghreb et du Moyen-Orient par le prisme d’une ignorance habilement masquée.