Dans tous les espaces de la société, la prise de parole devient un acte politique. En ce sens, tout espace est politique, dès lors qu’il repose sur une organisation de la parole, distribuée ou plutôt attribuée à certains individus. Il est alors défini qui peut être entendu et qui est sommé de se taire. Certains parlent sans y penser, d’autres doutent avant même d’ouvrir la bouche. Ce doute n’est ni demandé ni suggéré : il s’intériorise, il devient même un réflexe.