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Maricarmen : une révolution pour le logement.

il y a 5 jours
5 min de lecture

Il faisait encore nuit lorsque des dizaines de policiers sont arrivés au numéro 46 de la rue Alcalde Sainz de Baranda, à Madrid, où des centaines de militant·es du Syndicat des locataires de Madrid, aux côtés de plusieurs habitant·es du quartier, campaient pour empêcher l’expulsion de Maricarmen.


Elle se trouvait toujours chez elle, au sixième étage. Après une nuit particulièrement éprouvante, elle était entourée de plusieurs personnes venues la soutenir à l’intérieur de son appartement. Pendant ce temps, des dizaines de personnes faisaient pression depuis le hall de l’immeuble pour tenter d’empêcher l’expulsion de Maricarmen, âgée de 87 ans, dont 71 passés dans cet appartement du quartier madrilène de Retiro, où elle a vu mourir sa mère et son père.


Parmi les militant·es qui avaient passé la nuit à camper pour s’opposer à l’expulsion et à l’intervention policière se trouvait un visage connu : Inés Hernand, influenceuse, présentatrice de télévision et personnalité engagée à gauche, entre autres activités.


L’union face à l’expulsion.


Les premiers rayons du soleil commençaient à apparaître lorsque les militant·es se sont assis par terre pour empêcher l’accès à la police et aux représentants de la justice chargés de procéder à l’expulsion. Mais, un par un, ils ont été relevés, traînés et évacués de force afin de libérer l’entrée de l’immeuble.


Plusieurs policiers ont ensuite forcé la porte. À l’intérieur, plusieurs militant·es tentaient d’empêcher leur progression, tandis que des dizaines d’autres restaient assis dans les escaliers.


La force, la résistance et le courage de ces militant·es n’ont pas suffi à empêcher l’expulsion. À 12 h 59, Maricarmen est sortie de l’immeuble sur une civière et a été transportée en ambulance à l’hôpital Gregorio Marañón, où elle a passé sa première nuit.

Elle passera les suivantes chez des membres de sa famille, après avoir refusé la solution de relogement proposée par la Communauté de Madrid, parmi lesquelles figurait notamment une place en maison de retraite dans une autre ville de la région. Mais Maricarmen n’a jamais voulu quitter son quartier, ses proches et, surtout, son logement.


« Le “penthouse d’Ayuso” pour Maricarmen. »


Après son expulsion, plusieurs mobilisations ont été organisées par le Syndicat des locataires et d’autres collectifs sociaux. À Ávila, Cadix, Palma, Barcelone, Malaga et, bien sûr, Madrid, des manifestant·es se sont donné rendez-vous à 19 heures pour « remplir les villes de colère et d’indignation ».


Maricarmen, 87 ans, a été expulsée de son logement après 71 ans à Madrid. Retour sur une mobilisation massive contre la crise du logement.

À Madrid, 10 000 personnes, selon les sources officielles, se sont rassemblées sous le désormais célèbre « penthouse d’Ayuso », un appartement acheté par la Communauté de Madrid pour 6,3 millions d’euros et qui devait servir de bureau pendant les travaux réalisés dans ses locaux officiels. Un appartement doté notamment d’une terrasse de 200 m².

La mobilisation, pacifique, s’est déroulée normalement jusqu’à ce que les manifestant·es occupent la chaussée et bloquent la circulation de plusieurs dizaines de véhicules.


Manifestation à Madrid en soutien à Maricarmen, expulsée de son logement à l’âge de 87 ans.

De nombreux slogans ont été scandés en soutien à Maricarmen : « Le penthouse d’Ayuso pour Maricarmen », « Madrid sera la tombe du rentisme » ou encore « Ayuso, Almeida, allez vous faire foutre ». Clés à la main et poings levés, les manifestant·es ont commencé à descendre la rue avant de se retrouver face à un important cordon de police qui leur barrait l’accès au Paseo de la Castellana.


C’est alors que la tension a commencé à monter.

Des insultes ont été proférées, des objets ont été lancés en direction des policiers et une forte clameur s’est élevée parmi les personnes présentes. Après plusieurs sommations, la Police nationale a commencé à se retirer afin de laisser la foule avancer.


police nationale face aux manifestant·es lors de la mobilisation pour le logement à Madrid.

Au cours de la progression, des moments de tension et des agressions ont eu lieu, tandis que des tirs de balles en caoutchouc ont été effectués en l’air afin de disperser les manifestant·es.


police nationale face aux manifestant·es lors de la mobilisation pour le logement à Madrid.

Après plusieurs courses-poursuites pour échapper aux agents, la manifestation s’est divisée en deux groupes. L’un d’eux a organisé une occupation pacifique du Paseo de la Castellana, l’une des principales avenues de Madrid. Après plusieurs échanges entre l’une des porte-paroles du syndicat et plusieurs policiers, les manifestant·es ont finalement libéré la chaussée.

De l’autre côté de la manifestation, la tension et les tirs de balles en caoutchouc se poursuivaient.


Manifestant·es mobilisé·es dans les rues de Madrid contre les expulsions et la crise du logement.

Madrid a grondé toute la journée, tandis que les différentes administrations et les groupes politiques se renvoyaient la responsabilité de la situation.

Maricarmen, quant à elle, restera à la rue.


Carlos Molino Alvarez


Carlos Molino Alvarez

Maricarmen: una revolución por la vivienda.


Era todavía de noche cuando decenas de policías llegaron al portal número 46 de la calle Alcalde Sainz de Baranda, en Madrid, donde centenares de activistas del Sindicato de Inquilinas e Inquilinos de Madrid, junto a varios vecinas y vecinos, acampaban para evitar el desahucio de Maricarmen.


Ella permanecía en su casa, un sexto piso.


Tras una intensa noche, rodeada de varias personas que la apoyaban dentro de casa. Mientras, decenas hacían presión desde el portal para intentar evitar el lanzamiento de la propiedad de Maricarmen, de 87 años, 71 de ellos viviendo en ese piso del madrileño barrio de Retiro, donde vio morir a su madre y a su padre.

Entre los activistas que habían acampado para hacer frente al desahucio y a la actuación policial se encontraba un rostro conocido: Inés Hernand, influencer y presentadora de televisión, y de izquierdas, entre otras facetas.

Unión frente al desahucio.


Comenzaban a aparecer los primeros rayos del amanecer y los activistas realizaban una sentada para impedir el acceso de la policía y de la comitiva judicial. Pero, uno a uno, fueron levantándolos, arrastrándolos y sacándolos en volandas hasta liberar la puerta del portal.


Después, varios policías forzaron la puerta. Dentro, varios activistas intentaban impedir el acceso, mientras decenas de ellos permanecían sentados en las escaleras.


La fuerza, resistencia y valentía de estos activistas no sirvieron para evitar el desahucio. Maricarmen salió en camilla a las 12:59 y fue trasladada en ambulancia al Hospital Gregorio Marañón, donde pasó esa primera noche.


Las siguientes las pasará en casa de unos familiares, después de rechazar la solución habitacional que le ofrecía la Comunidad de Madrid, entre cuyas opciones se encontraba una residencia de ancianos en otra ciudad de la comunidad. Pero Maricarmen nunca quiso abandonar su barrio, su gente y, sobre todo, su casa.


“El ‘ático de Ayuso’ para Maricarmen”.

Tras su desahucio, fueron varias las movilizaciones organizadas por el Sindicato de Inquilinas y otros colectivos sociales. Ávila, Cádiz, Palma, Barcelona, Málaga y, por supuesto, Madrid se dieron cita a las 19:00 horas para “llenar las ciudades de rabia e indignación”.


En Madrid fueron 10.000 personas, según fuentes oficiales, las que se dieron cita bajo el conocido como ‘Ático de Ayuso’, un ático adquirido por la Comunidad de Madrid por un precio de 6,3 millones de euros, que se quería utilizar como despacho mientras se realizaban unas obras en su despacho oficial. (Un ático con 200 m2 de terraza)


La movilización pacífica transcurrió con normalidad hasta que los manifestantes terminaron ocupando la calzada y cortando el paso a varias decenas de coches.


Se pudieron escuchar todo tipo de proclamas en apoyo a Maricarmen: “El ático de Ayuso para Maricarmen”, “Madrid será la tumba del rentismo” o “Ayuso, Almeida, iros a la mierda”. Llaves en mano y puños en alto, los manifestantes comenzaron a caminar calle abajo hasta encontrarse con un gran cordón policial que impedía el acceso al Paseo de la Castellana.


Ahí comenzó la tensión.

Insultos, lanzamiento de objetos a la policía y un gran quejido entre los allí presentes. Tras varias órdenes, la Policía Nacional comenzó a retirarse para dejar avanzar a la masa.


Durante el avance se vivieron momentos de tensión, agresiones y disparos de bolas de goma al aire para dispersar a los manifestantes.


Después de varias carreras huyendo de los agentes, la manifestación quedó dividida en dos. Una de las partes realizó una sentada pacífica en mitad del Paseo de la Castellana, una de las principales avenidas de Madrid, hasta que, tras varias conversaciones entre una de las portavoces del sindicato y varios policías, los manifestantes dejaron libre la carretera. Al otro lado de la manifestación continuaba la tensión y los disparos de bolas al aire.


Madrid rugió durante todo el día, mientras las diferentes administraciones y grupos políticos se repartían la culpa. Maricarmen, mientras tanto, seguirá en la calle.


Carlos Molino Alvarez


Carlos Molino Alvarez

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