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Aída Quilcué, le territoire & la dignité face à l’offensive impérialiste.

  • 20 juin
  • 7 min de lecture

Aída Quilcué

Aída Quilcué, candidate autochtone à la vice-présidence représente l’espoir des peuples historiquement exclus face à une extrême droite qui menace de démanteler tout semblant de justice sociale en Colombie.


Le 21 juin prochain, la Colombie est confrontée à un choix historique. D’un côté, la possibilité qu’une femme autochtone, Aída Quilcué, accède pour la première fois à la vice-présidence de la République, consolidant un projet de pays qui reconnaît la diversité, le territoire et la vie comme axes fondamentaux. De l’autre, le danger imminent de voir l’offensive impérialiste, ouvertement financée par Donald Trump et bénie par Israël, s’installer au pouvoir à travers la figure d’Abelardo de la Espriella, un homme qui a fait de l’arrogance, de la haine et de la violence les étendards de sa campagne.


Le choix n’est pas anodin. Alors qu’Aída Quilcué a forgé son leadership au cœur du Cauca, transformant la douleur causée par l’assassinat de son mari en une lutte inlassable pour les droits humains, son adversaire représente l’antithèse de tout ce que défend le mouvement populaire. Admirateur déclaré de Trump et de Nayib Bukele, De la Espriella promet de gouverner d’une « main de fer » et a entouré sa campagne d’un discours fasciste comprenant un salut nazi comme slogan, un aveu public d’avoir tué des chats « pour s’amuser » et des déclarations explicites dans lesquelles il affirme qu’il va « éventrer » ses opposants et tout citoyen qui élèvera la voix contre son idéologie, qualifiant catégoriquement d’ennemi quiconque s’y oppose.



Aída Quilcué

Le contraste est brutal : tandis que Quilcué incarne la lutte millénaire des peuples pour défendre leur territoire, leur vie et leurs droits collectifs, De la Espriella personnifie le prédateur qui voit dans le pouvoir public une opportunité d’affaires. Son colistier à la vice-présidence, José Manuel Restrepo, a été le porte-parole de l’une des propositions les plus dangereuses : le prétendu « fracking durable », un oxymore que les écologistes et les communautés ont rejeté sans ambiguïté.


La Colombie, l’un des pays les plus riches en biodiversité au monde, ne dispose ni des modèles hydrogéologiques ni des standards technologiques permettant de garantir que cette pratique ne provoquera pas de dommages irréversibles aux écosystèmes et aux communautés. Mais pour De la Espriella et son équipe, la nature est un obstacle au business. Les écologistes qui s’y opposent sont qualifiés d’« extrémistes » et de « menteurs ». Ils ignorent — ou feignent d’ignorer — que le territoire n’est pas une marchandise, que l’eau n’est pas une ressource infinie et que la vie des communautés n’est pas à vendre.


Racisme et classisme : le vrai visage du « patriotisme »


Le mépris de De la Espriella ne vise pas seulement l’environnement. Il est profondément raciste et classiste. Il a tenu des propos méprisants à l’égard d’Aída Quilcué parce qu’elle, comme des millions de Colombiens, n’a pas obtenu de diplôme universitaire. Il ignore — ou cela l’arrange d’ignorer — la réalité des peuples opprimés en Colombie. Comme moi-même, qui vous écris ces lignes, beaucoup d’entre nous n’ont pas pu accéder à l’enseignement supérieur parce que nos conditions économiques et sociales ne le permettaient pas. Parce que la violence et la guerre frappent d’abord à notre porte. Avant le diplôme universitaire vient souvent l’assassinat d’un proche. C’est ce qu’a vécu Aída Quilcué avec son mari, et c’est ce que beaucoup d’entre nous ont vécu.


Mais cela ne nous enlève ni l’expérience, ni le leadership, ni surtout la connaissance profonde de notre territoire, de notre peuple et de notre pays. Ceux qui, depuis l’enfance, ont dû défendre leur famille et leur communauté sont les véritables patriotes. Pas ceux qui, comme Abelardo de la Espriella, se drapent dans le drapeau national tout en possédant trois citoyennetés — colombienne, américaine et italienne — et en déclarant ouvertement que s’il perd, il retournera en Europe, où se trouve sa « vie parfaite ». Voilà le véritable visage du patriote de pacotille : un homme qui méprise notre culture et traite de « cafres » et d’« ingrats » les citoyens qui refusent de se soumettre à sa volonté.


La menace impérialiste


Le soutien explicite de Donald Trump à la candidature de De la Espriella n’est pas un hasard. C’est la confirmation que cette bataille dépasse les frontières colombiennes. C’est l’avant-garde d’un impérialisme qui, après son échec dans ses représailles au Moyen-Orient, cherche désormais à reprendre le contrôle des ressources naturelles, à imposer un modèle d’extractivisme sauvage et à démanteler tout embryon de souveraineté populaire en Amérique latine. Depuis la présidence, Gustavo Petro a demandé à Trump de ne pas intervenir dans une décision qui appartient au peuple colombien, mais l’ingérence est manifeste.


Face à cette menace, la candidature d’Iván Cepeda et d’Aída Quilcué constitue la seule tranchée possible. Ce n’est pas une candidature parfaite, mais c’est celle qui représente l’espoir des exclus, des femmes, des peuples autochtones, des écologistes et de tous ceux qui pensent que la politique doit être au service des gens, et non des affaires de quelques-uns.



Aída Quilcué

Aída Quilcué, avec son histoire de résistance et sa connaissance profonde des réalités du territoire, est la garantie que les peuples historiquement marginalisés auront une voix dans les décisions du pays. Sa victoire constituerait un jalon historique démontrant que la dignité et la lutte des peuples peuvent l’emporter sur l’argent, la haine et l’arrogance d’une oligarchie qui ne sait gouverner que pour elle-même.


Dimanche prochain, il ne s’agira pas seulement de choisir un président. Il s’agira de choisir un modèle de pays. Il s’agira de choisir entre le territoire et la vie, ou les affaires et la mort. Entre une femme autochtone qui a tout donné pour son peuple et un homme qui méprise tout ce qui n’est pas son propre reflet.



Luna Barreto - Bloc Populaire

Version originale :


Aída Quilcué, el territorio y la dignidad contra la avanzada imperialista


La candidata indígena a la Vicepresidencia representa la esperanza de los pueblos históricamente excluidos frente a una ultraderecha que amenaza con desmantelar todo atisbo de justicia social en Colombia.


El próximo 21 de junio, Colombia se enfrenta a una disyuntiva histórica. Por un lado, la posibilidad de que una mujer indígena, Aída Quilcué, llegue por primera vez a la Vicepresidencia de la República, consolidando un proyecto de país que reconoce la diversidad, el territorio y la vida como ejes fundamentales. Por el otro, el peligro inminente de que la avanzada imperialista, financiada abiertamente por Donald Trump y con la bendición de Israel, se instale en el poder a través de la figura de Abelardo de la Espriella, un hombre que ha hecho de la soberbia, el odio y la violencia sus estandartes de campaña.


La disyuntiva no es menor. Mientras Aída Quilcué ha forjado su liderazgo en el corazon del Cauca, transformando el dolor por el asesinato de su esposo en una lucha inclaudicable por los derechos de los derechos humanos, su contrincante representa la antítesis de todo lo que el movimiento popular defiende. De la Espriella, admirador confeso de Trump y Bukele, promete gobernar con "mano de hierro" y ha rodeado su campaña de un discurso fascista que incluye un saludo nazi como eslogan, una confesión pública de haber matado gatos por "diversión" y declaraciones explícitas en las que asegura que va a "destripar" a sus opositores al pueblo que alce voz contra su ideología, declara categóricamente al que se oponga como enemigo.


El contraste es descarnado: Mientras Quilcué representa la lucha milenaria de los pueblos por defender su territorio, su vida y sus derechos colectivos , De la Espriella personifica al depredador que ve en el poder público una oportunidad de negocio. Su fórmula vicepresidencial, José Manuel Restrepo, ha sido el vocero de una de las propuestas más peligrosas: el llamado "fracking sostenible", un oxímoron que los ambientalistas y las comunidades hemos rechazado de plano.


Colombia, uno de los países más biodiversos del mundo, no cuenta con los modelos hidrogeológicos ni los estándares tecnológicos para garantizar que esta práctica no genere daños irreversibles a los ecosistemas y a las comunidades . Pero para De la Espriella y su equipo, la naturaleza es un obstáculo para el negocio. A los ambientalistas que nos oponemos, nos llaman "extremistas" y "mentirosos" . Desconocen que el territorio no es una mercancía, que el agua no es un recurso infinito y que la vida de las comunidades no está en venta.


Racismo y clasismo: la verdadera cara del "patriotismo"


El desprecio de De la Espriella no solo se dirige contra el medio ambiente. Es profundamente racista y clasista. Ha hecho comentarios despectivos contra Aída Quilcué porque ella, como millones de colombianos, no se graduó de la universidad . Ignora, o le conviene ignorar, la realidad de los pueblos oprimidos en Colombia. Como yo misma, quien les escribe, muchos no pudimos acceder a la educación superior porque nuestras necesidades económicas y sociales no nos lo permitieron. Porque la violencia y la guerra llaman primero a nuestra puerta. Primero llega un familiar asesinado que un título universitario. Eso le pasó a Aída Quilcué con su esposo, y eso nos ha pasado a muchos.


Pero eso no nos quita la experiencia, el liderazgo y, sobre todo, el conocimiento profundo de nuestro territorio, de nuestra gente, de nuestro país. Quienes desde niños han tenido que defender a su familia y a su comunidad son los verdaderos patriotas. No los que, como Abelardo de la Espriella, se arropan con la bandera mientras poseen tres ciudadanías —la colombiana, la gringa y la italiana— y han declarado abiertamente que si no gana, se devuelve a Europa, donde tiene su "vida perfecta" . Ese es el verdadero rostro del patriota de pacotilla: un hombre que desprecia nuestra cultura y llama "cafres" y "desagradecidos" a los ciudadanos que no se someten a sus designios.


La amenaza imperialista


El respaldo explícito de Donald Trump a la candidatura de De la Espriella no es una casualidad. Es la confirmación de que esta contienda trasciende las fronteras colombianas. Es la avanzada de un imperialismo que fracaso con su retalia en “medio oriente” que ahora busca recuperar el control de los recursos naturales, imponer un modelo de extractivismo salvaje y desmantelar cualquier atisbo de soberanía popular en América Latina . Petro, desde la presidencia, le ha pedido a Trump no intervenir en una decisión que es del pueblo colombiano, pero la injerencia es evidente .


Frente a esta amenaza, la candidatura de Iván Cepeda y Aída Quilcué es la única trinchera posible. No es una candidatura perfecta, pero es la que representa la esperanza de los excluidos, de las mujeres, de los pueblos indígenas, de los ambientalistas y de todos aquellos que creemos que la política debe estar al servicio de la gente, y no de los negocios de unos pocos.


Aída Quilcué, con su historia de resistencia y su profundo conocimiento de las realidades del territorio, es la garantía de que los pueblos históricamente marginados tendrán voz en las decisiones del país . Su triunfo sería un hito histórico que demostraría que la dignidad y la lucha de los pueblos pueden más que el dinero, el odio y la prepotencia de una oligarquía que solo sabe gobernar para sí misma.


El próximo domingo no solo se elige un presidente. Se elige un modelo de país. Se elige entre el territorio y la vida, o el negocio y la muerte. Se elige entre una mujer indígena que ha dado todo por su pueblo o un hombre que desprecia todo lo que no sea su propio reflejo.



Luna Barreto - Bloc Populaire

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