Les communautés des Premières Nations en Ontario, Canada, méritent tellement mieux.
- 26 juil.
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Depuis quelques semaines, on voit tous les incendies de forêt se propager dans le nord de l’Ontario. Pour beaucoup d’entre nous, ça s’est surtout traduit par un ciel rempli de fumée ou des alertes sur la qualité de l’air. Mais, derrière ces images, il y a des milliers de personnes appartenant aux communautés des Premières Nations qui ont été forcées de quitter leur maison. Des familles entières qui ont dû être évacuées, des communautés ont été bouleversées, et beaucoup de personnes ont dû laisser derrière eux leurs affaires sans savoir quand, ou même si, ils pourraient un jour rentrer chez eux.
Honnêtement, ça me brise le cœur d’imaginer qu’on puisse dire à quelqu’un : « Tu dois partir. Maintenant. » Avec presque aucun temps pour se préparer. Des gens laissent derrière eux leurs vêtements, leurs photos de famille, des souvenirs irremplaçables, leurs animaux, et surtout la communauté où ils ont construit toute leur vie. Personne ne devrait vivre ça. Et je trouve profondément injuste que les communautés des Premières Nations soient encore celles qui vivent ce genre de catastrophes, encore et encore.
En tant que personne qui vit en Ontario, je pense que ça devrait tous nous concerner. Et même au-delà de l’Ontario, ça devrait concerner tout le monde. Je ne pense pas que ce soit juste de pointer du doigt une seule personne. À mon avis, autant le gouvernement de l’Ontario que le gouvernement fédéral ont la responsabilité de protéger les communautés des Premières Nations. Cela dit, je crois sincèrement que le premier ministre Doug Ford aurait pu faire beaucoup plus pour préparer l’Ontario à une autre saison d’incendies aussi difficile.
Les signes étaient là depuis des années. Chaque été, on entend parler de températures plus élevées, de forêts plus sèches et d’incendies qui deviennent de plus en plus fréquents partout au Canada. Personne ne peut prédire exactement où la foudre va frapper, ou, à quel endroit un feu va commencer. Mais on peut s’y préparer. Ce qui me préoccupe particulièrement, c’est que le budget provincial est passé d’environ 271 millions de dollars consacrés à la lutte contre les incendies de forêt en 2025-2026 à seulement 150 millions pour 2026-2027. À un moment où la crise climatique ne fait que s’aggraver et où les feux de forêt deviennent de plus en plus fréquents et destructeurs, réduire les investissements dans ce domaine me semble être une très mauvaise décision. Malheureusement, cela donne l’impression que la protection de l’environnement, de notre santé et de nos territoires ne fait pas partie des priorités du gouvernement en ce moment.
On aurait pu investir davantage dans la prévention des incendies, les plans d’urgence, les systèmes d’évacuation et le soutien aux communautés éloignées avant que cette situation ne devienne une nouvelle crise.
En même temps, le gouvernement fédéral a lui aussi une responsabilité importante. Depuis des années, de nombreuses communautés des Premières Nations réclament de meilleures infrastructures, des logements plus sécuritaires et un meilleur soutien en cas d’urgence. Ce ne sont pas des problèmes nouveaux. Ils ne devraient pas seulement attirer l’attention une fois qu’une tragédie éclate.
Ce qui me fait le plus mal, c’est qu’on a souvent l’impression que les communautés des Premières Nations sont oubliées jusqu’à ce qu’une crise éclate. Puis, dès que la situation devient assez grave pour faire les manchettes, tout le monde commence soudainement à s’y intéresser. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas juste. Les Premières Nations méritent d’être traitées avec la même dignité, la même sécurité, le même soutien et la même protection que n’importe quelle autre communauté au Canada.
Elles ne devraient pas avoir à vivre chaque saison des incendies avec la peur d’être forcées de quitter leur maison encore une fois. Elles ne devraient pas avoir à se demander s’il y aura assez d’avions, de refuges, d’équipes d’urgence ou d’endroits sécuritaires pour leurs familles. Elles méritent de se sentir protégées avant qu’une catastrophe arrive, pas seulement soutenues une fois que tout est déjà détruit.
C’est aussi une question de notre relation avec la nature. Les peuples autochtones prennent soin de ces terres depuis des générations ! Leur savoir et leur lien avec le territoire sont immenses. Si on veut vraiment réduire les conséquences des futurs incendies, il faut mieux protéger nos forêts, écouter les connaissances autochtones et enfin prendre les changements climatiques au sérieux. Protéger l’environnement, ce n’est pas seulement protéger des arbres. C’est protéger les maisons, les vies, les cultures et l’avenir de milliers de personnes.
J’espère sincèrement qu’une fois les incendies éteints et que les caméras seront parties, les Canadiens n’oublieront pas les personnes qui ont été déplacées sans cesse, les aider à reconstruire est essentiel ! Mais le véritable objectif devrait être de faire en sorte qu’elles n’aient plus jamais à revivre une telle souffrance !
Ce que vivent aujourd’hui les communautés des Premières Nations est profondément bouleversant. C’est injuste. C’est inacceptable. Elles méritent un traitement égal, une vraie protection et beaucoup mieux de la part des gouvernements qui sont censés les servir.
Natalie Khallouf

We Can Do So Much Better for First Nations Communities in Ontario.
Over the past few weeks, we've all watched wildfires spread across northern Ontario. For many of us, it's mostly meant smoky skies or air quality alerts. But behind those images are thousands of people from First Nations communities who have been forced to leave their homes. Entire families have been evacuated, communities have been turned upside down, and so many people have had to leave behind their belongings without knowing when... or even if... they'll ever be able to come home.
Honestly, it breaks my heart to imagine someone being told, "You have to leave. Right now." With almost no time to prepare. People are leaving behind their clothes, family photos, irreplaceable memories, their pets, and most importantly, the communities where they've built their entire lives. No one should ever have to go through that. And I find it deeply unfair that First Nations communities continue to experience tragedies like this time and time again.
As someone who lives in Ontario, I truly believe this should matter to all of us. And honestly, it should matter to everyone around the world.
I don't think it's fair to point the finger at just one person. In my opinion, both the Ontario government and the federal government have a responsibility to protect First Nations communities. That said, I genuinely believe Premier Doug Ford could have done much more to prepare Ontario for another difficult wildfire season.
The warning signs have been there for years. Every summer we hear about hotter temperatures, drier forests, and wildfires becoming more frequent across Canada. We can't predict exactly where lightning will strike or where a fire will start, but we can prepare for it.
What concerns me most is that Ontario's wildfire firefighting budget dropped from approximately $271 million in 2025-2026 to just $150 million for 2026-2027. At a time when the climate crisis is only getting worse and wildfires are becoming more frequent and more destructive, cutting funding in this area feels like the wrong decision. Unfortunately, it gives the impression that protecting our environment, our health, and our land simply isn't among the government's priorities right now.
We could have invested more in wildfire prevention, emergency planning, evacuation systems, and stronger support for remote communities before this became yet another crisis.
At the same time, the federal government also has an important responsibility. For years, First Nations communities have been asking for better infrastructure, safer housing, and stronger emergency support. These aren't new concerns, and they shouldn't only receive attention after something terrible happens.
What hurts me the most is that it often feels like First Nations communities are forgotten until there's a crisis. Then, once the situation becomes serious enough to make the news, people suddenly start paying attention. That isn't normal, and it isn't fair. First Nations people deserve the same dignity, safety, support, and protection as every other community in Canada.
They shouldn't have to spend every wildfire season wondering whether they'll be forced to leave their homes again. They shouldn't have to question whether there will be enough planes, shelters, emergency workers, or safe places for their families. They deserve to feel protected before disaster strikes, not only supported after everything has already been lost.
This is also about our relationship with the land. Indigenous peoples have cared for these lands for generations. Their knowledge and their connection to the land are invaluable. If we truly want to reduce the impact of future wildfires, we need to do a much better job of protecting our forests, listening to Indigenous knowledge, and finally taking climate change seriously. Protecting the environment isn't just about protecting trees. It's about protecting people's homes, lives, cultures, and futures.
I sincerely hope that once the fires are out and the cameras have moved on, Canadians don't forget the people who have been displaced time and time again. Helping communities rebuild is essential, but the real goal should be making sure they never have to experience this kind of pain again.
What First Nations communities are living through today is heartbreaking. It's unfair. It's unacceptable. They deserve equal treatment, real protection, and so much better from the governments that are supposed to serve them.
Natalie Khallouf



