Tous les regards tournés vers Abya Yala : le sionisme, le Condor et la soif de sang des empires.
- 5 juil.
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« All eyes on Gaza » (« Tous les regards tournés vers Gaza ») a marqué un précédent dans la lutte internationaliste. Depuis le cœur du territoire colombien, depuis nos montagnes et nos forêts qui n'ont pas encore été arrachées à notre esprit, nous élevons la voix pour dire : All eyes on Abya Yala. Car le même sionisme qui ravage la Palestine, qui s'approprie les eaux du Jourdain et bombarde des hôpitaux est ici, dans notre Amérique profonde, déguisé sous les mots « sécurité », « liberté » et « coopération technique ».
L'ennemi de toute forme de vie, humaine comme non humaine, est le sionisme en tant que projet colonial, suprémaciste et génocidaire, allié à l'impérialisme états-unien pour réinstaurer sur notre continent la doctrine du Plan Condor. Et il le fait avec la complicité de gouvernements vendus aux intérêts étrangers et d'élites qui continuent de nous considérer comme une main-d'œuvre bon marché et une terre vouée au pillage.

Les enregistrements du Hondurasgate
Les révélations du Hondurasgate constituent la preuve documentaire que Benjamin Netanyahou siège à la même table que Donald Trump, Juan Orlando Hernández et Javier Milei afin de planifier notre déstabilisation. Dans les enregistrements, Hernández se félicite de sa libération : « Le Premier ministre d'Israël va nous apporter son soutien... eux, avec ma libération et la négociation. » Dans un autre enregistrement, il demande 150 000 dollars au président hondurien actuel, Nasry Asfura, afin de « mettre en place une cellule d'information » aux États-Unis, tandis que l'Argentin Javier Milei apporterait, selon ces échanges, 350 000 dollars pour « extirper le cancer de la gauche » en Amérique latine. Le président colombien Gustavo Petro et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum sont les cibles déclarées de cette entreprise.
Pourquoi Israël ? Parce que le sionisme a perfectionné la technologie de la mort : la surveillance de masse, la manipulation médiatique, la privatisation de l'eau et le mépris absolu de la vie des peuples qui refusent de se soumettre à son projet de suprématie. C'est cette même technologie qu'ils veulent importer en Abya Yala.
Le « Bouclier des Amériques »
Trump a lancé le Bouclier des Amériques en mars 2026 avec le soutien de dix-sept pays alignés. L'envoyée spéciale est Kristi Noem. Ils affirment qu'il s'agit d'une initiative contre le narcotrafic. Nous affirmons qu'elle vise nos gouvernements dignes, nos dirigeants autochtones et notre autodétermination. Ce « Bouclier » est le bras armé du sionisme mondial dans la région.
Nous avons déjà connu un Plan Condor dans les années 1970 : disparitions forcées, torture, coups d'État. Aujourd'hui, ils reviennent avec des dollars, de la désinformation, une « aide militaire » et la complicité de médias qui répètent leurs mensonges. Mais l'objectif reste le même : mettre nos ressources, notre eau, notre lithium et notre souveraineté au service du capital étranger.
L'eau et le sionisme
L'entreprise publique israélienne Mekorot — accusée d'avoir spolié le peuple palestinien de son eau et asséché le fleuve Jourdain — signe des accords avec des provinces argentines afin de privatiser la gestion des ressources hydriques. En Argentine, plus de sept millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et, pourtant, le gouvernement de Milei (mentionné dans les enregistrements du Hondurasgate) confie ce droit vital à une entreprise qui incarne la logique du capital au détriment de la vie.
Là où ils voient une « coopération technique » et de « l'efficacité », nous voyons la continuité de la dépossession. Le sionisme, en tant qu'étendard de ces nouveaux conquérants, apporte avec lui une technologie de mort et l'absence d'humanité qui caractérise ceux qui considèrent l'eau comme une marchandise plutôt que comme le cœur même de notre existence. Là où ils voient du capital, nous voyons l'avenir, une vieillesse digne, une enfance ayant accès à une eau propre.
L'hypocrisie des « valeurs »
Ceux-là mêmes qui nous parlent de « liberté, justice et valeurs traditionnelles » sont ceux qui ont été mis en cause par la justice. Donald Trump a été reconnu civilement responsable d'agression sexuelle contre E. Jean Carroll, et la Cour suprême des États-Unis a confirmé une indemnisation de cinq millions de dollars. Un violeur veut nous donner des leçons de morale. Les mêmes qui prétendent protéger l'enfance bombardent des écoles à Gaza et réduisent le financement de l'éducation publique en Colombie.
Ceux qui se disent patriotes dans leurs propres pays veulent dollariser nos économies et transformer l'Amérique latine en « l'arrière-cour » des États-Unis. Parce que notre culture demeure encore imprégnée de colonialité et de racisme, il est devenu banal qu'un candidat comme Abelardo de la Espriella s'exprime en italien et raisonne en dollars pour venir nous parler de « patrie ».
Abelardo de la Espriella : le pion colonial en Colombie
En Colombie, Abelardo « président élu » (qui, outre la nationalité colombienne, possède également les nationalités italienne et états-unienne) illustre cette contradiction. En tant que citoyen des États-Unis, il a prêté serment de fidélité à la Constitution américaine « contre tous les ennemis, étrangers comme nationaux ». Cela signifie qu'en cas de conflit entre la Colombie et les États-Unis, son obligation juridique irait à l'empire.
Depuis le privilège que lui confère sa double nationalité, il humilie ses adversaires politiques autochtones et méprise nos communautés raizales et afro-descendantes.
Comment peut défendre la « patrie » celui qui en possède deux autres, dont l'une est l'empire ? Cet homme est le visage visible d'une élite colonialiste qui continue de nous considérer comme inférieurs, qui estime encore que notre culture constitue un obstacle au « progrès ». Dans sa Colombie, nous n'existons pas, nous, les peuples de la montagne, de la forêt et du fleuve. C'est pourquoi son drapeau est le sionisme : parce que le sionisme nie lui aussi l'autre, l'efface, l'extermine ou le transforme en colon.
Nous avons résisté à cinq siècles de colonialisme et nous sommes toujours là. Ils veulent nous convaincre que se défendre est du terrorisme, que nos traditions sont synonymes de retard et que leur soif de capital représente le progrès.

Nous n'accepterons pas qu'on nous impose des présidents, qu'on nous vole notre eau ou qu'on nous divise par le mensonge. Notre lutte est internationaliste, anti-impérialiste, écologiste et profondément enracinée dans la cosmovision des peuples qui savent que la Terre ne se vend pas : elle se défend.
C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un appel à la communauté internationale, aux peuples du Sud global : tournez vos regards vers Abya Yala. Nous ne demandons pas que l'on oublie la Palestine ; nous affirmons que le combat est unique. La résistance palestinienne et la résistance autochtone sont une seule et même bataille contre un même monstre : le colonialisme, le sionisme et l'impérialisme.
Lorsqu'ils parlent de « Bouclier », nous voyons la dépossession. Lorsqu'ils parlent de « liberté », nous voyons la domination. Et lorsqu'ils parlent de « progrès », nous leur répondons par la mémoire.
Ne les laissons pas nous diviser sous de faux drapeaux. Ne banalisons pas le fait qu'un Premier ministre génocidaire façonne, dans l'ombre, l'avenir de nos pays. Abya Yala et la Palestine seront des territoires souverains qui montreront au monde que la magnifique obstination de cinq siècles de résistance ancestrale constitue la mémoire collective d'un monde plus fidèle à la terre et à la vie. La lutte pour la libération est la lutte pour la terre, notre maison commune, et dans cette révolution, il y a une place pour tous, sauf pour le sionisme.

All eyes on Abya Yala: el sionismo, El Cóndor y la sed de sangre de los imperios.
"All eyes on Gaza" marcó un precedente en la lucha internacionalista, y desde el corazón del territorio colombiano, desde nuestras montañas y selvas que aún no han sido arrancadas de nuestro espíritu, nosotros alzamos la voz para decir: All eyes on Abya Yala. Porque el mismo sionismo que arrasa Palestina, que roba el agua del Jordán y bombardea hospitales, está aquí, en nuestra América profunda, disfrazado de "seguridad", "libertad" y "cooperación técnica".
El enemigo de toda forma de vida, humana y no humana, es el sionismo como proyecto colonial, supremacista y genocida, que se alía con el imperialismo estadounidense para reinstalar en nuestro continente la doctrina del Plan Cóndor. Y lo está haciendo con la complicidad de gobiernos vendepatrias y élites que aún nos ven como mano de obra barata y tierra de saqueo.
Los audios del Hondurasgate
Las filtraciones del Hondurasgate son la prueba documental de que Benjamín Netanyahu está sentado en la misma mesa que Donald Trump, Juan Orlando Hernández y Javier Milei para diseñar nuestra desestabilización. En los audios, Hernández presume de su liberación: "El primer ministro de Israel nos va a dar el apoyo... ellos con mi salida y negociación". En otra grabación, solicita 150.000 dólares al actual presidente hondureño, Nasry Asfura, para "montar una célula informativa" en Estados Unidos, mientras que el argentino Javier Milei supuestamente aportaría 350.000 dólares para "extirpar el cáncer de la izquierda" en Latinoamérica. El presidente colombiano Gustavo Petro y la presidenta mexicana Claudia Sheinbaum son los objetivos declarados de esta trama.
¿Por qué Israel? Porque el sionismo ha perfeccionado la tecnología de la muerte: la vigilancia masiva, la manipulación mediática, la privatización del agua y el desprecio absoluto por la vida de los pueblos que no se someten a su proyecto de supremacía. Esa misma tecnología la quieren traer a Abya Yala.
El "Escudo de las Américas"
Trump lanzó el Escudo de las Américas en marzo de 2026 con 17 países alineados. La enviada especial es Kristi Noem. Dicen que es contra el narcotráfico. Nosotros decimos que es contra nuestros gobiernos dignos, contra nuestros líderes indígenas y contra nuestra autodeterminación. Este "Escudo" es el brazo armado del sionismo global en la región.
Ya tuvimos un Plan Cóndor en los 70: desapariciones, torturas, golpes de Estado. Ahora vienen con dólares, con desinformación, con "ayuda militar" y con la complicidad de medios de comunicación que repiten sus mentiras. Pero el objetivo es el mismo: que nuestros recursos, nuestra agua, nuestro litio y nuestra soberanía estén al servicio del capital extranjero.
El agua y el sionismo
La empresa estatal israelí Mekorot —denunciada por robar el agua al pueblo palestino y secar el río Jordán— está firmando convenios con provincias argentinas para privatizar la gestión de recursos hídricos. En Argentina, más de 7 millones de personas no acceden al agua potable, y sin embargo, el gobierno de Milei (mencionado en los audios del Hondurasgate) le está entregando este derecho vital a una empresa que representa la lógica del capital sobre la vida.
Donde ellos ven "cooperación técnica" y "eficiencia", nosotros vemos la continuidad del despojo. El zionismo, como bandera de estos nuevos conquistadores, trae consigo la tecnología de muerte y la falta de humanidad que caracteriza a quienes ven el agua como mercancía, no como el centro de nuestra existencia. Donde ellos ven capital, nosotros vemos futuro, vejez digna, infancia con agua limpia.
La hipocresía de los "valores"
Los mismos que nos hablan de "libertad, justicia y valores tradicionales" son los que han sido señalados por la justicia. Donald Trump fue declarado civilmente responsable por abuso sexual contra E. Jean Carroll, y la Corte Suprema de EE.UU. confirmó una indemnización de 5 millones de dólares. Un violador nos quiere dar lecciones de moral. Los mismos que dicen proteger a la infancia son los que bombardean escuelas en Gaza y desfinancian la educación pública en Colombia.
Los mismos que se dicen patriotas en sus países quieren dolarizar nuestras economías y convertir a Latinoamérica en el "patio trasero" de los gringos. Porque nuestra cultura aún está inmersa en la colonialidad y el racismo, por eso se normaliza que un candidato como Abelardo de la Espriella venga hablando en italiano y cotizando en dólares para hablarnos de "patria".
Abelardo de la Espriella: la ficha colonial en Colombia
En Colombia, Abelardo "presidente electo" (quien además de colombiano posee nacionalidades italiana y estadounidense) ejemplifica esta contradicción. Como ciudadano estadounidense, juró lealtad a la Constitución de EE.UU. "contra todos los enemigos, extranjeros y nacionales". Eso significa que, en caso de conflicto entre Colombia y Estados Unidos, su obligación legal estaría con el imperio.
Desde su privilegio de doble nacionalidad, humilla a sus rivales políticos indígenas y desprecia a nuestras comunidades raizales y afrodescendientes. ¿Cómo va a defender la "patria" quien tiene otras dos patrias, y una de ellas es el imperio? Este hombre es la cara visible de una élite colonialista que aún nos ve como inferiores, que aún cree que nuestra cultura es un obstáculo para el "progreso". En su Colombia no existimos nosotros, los pueblos de la montaña, la selva y el río. Por eso su bandera es el sionismo: porque el sionismo también niega al otro, lo borra, lo extermina o lo convierte en colono.
Hemos resistido a cinco siglos de colonialismo, y seguimos aquí. Ellos nos quieren convencer de que defenderse es terrorismo, de que nuestras tradiciones son retroceso, de que su hambre de capital es progreso.
No aceptaremos que nos impongan presidentes, ni que nos roben el agua, ni que nos dividan con mentiras. Nuestra lucha es internacionalista, antiimperialista, ambientalista y profundamente arraigada en la cosmovisión de los pueblos que entendemos que la Tierra no se vende, se defiende.
Por eso, hoy hacemos un llamado a la comunidad internacional, a los pueblos del Sur Global: pongan sus ojos en Abya Yala. No estamos pidiendo que olviden Palestina, estamos diciendo que la lucha es una sola. La resistencia palestina y la resistencia indígena son la misma batalla contra el mismo monstruo: el colonialismo, el sionismo y el imperialismo.
Cuando ellos hablan de "Escudo", nosotros vemos despojo. Cuando ellos hablan de "libertad", nosotros vemos dominación. Y cuando ellos hablan de "progreso", nosotros respondemos con la memoria.
No permitamos que nos dividan con banderas falsas. No normalicemos que un primer ministro genocida diseñe el futuro de nuestros países desde la sombra. Abya Yala y Palestina serán territorios soberanos que enseñarán al mundo que la bella terquedad de la resistencia ancestral de cinco siglos es la memoria colectiva hacia un mundo más coherente con la tierra y la vida. La lucha por la liberación es la lucha por la tierra, nuestra casa común, y en esta revolución cabemos todos, menos el sionismo.



