Royaume-Uni : Facewatch, la reconnaissance faciale qui fait vaciller les libertés.
- 5 août
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Une vive controverse a éclaté au Royaume-Uni à la suite de l'introduction d'une nouvelle mesure destinée à lutter contre les vols dans les commerces. L'intelligence artificielle Facewatch, déjà utilisée par plus d'une centaine d'enseignes, dont B&M et Sainsbury's, sera désormais dotée d'une nouvelle fonctionnalité permettant d'alerter la police de l'entrée dans ces établissements de personnes considérées comme des délinquants graves. Il s'agit d'une première au Royaume-Uni, mise en place dans un contexte de forte hausse des vols à l'étalage.
Cette nouvelle fonctionnalité, dont le déploiement dans les magasins est prévu pour l'automne 2026, repose sur un système de reconnaissance faciale hautement sophistiqué capable de scanner chaque personne entrant dans un commerce. Si un individu identifié comme un délinquant grave est détecté, la police est alertée dans un délai de quatre secondes après son entrée dans le magasin.
Cette annonce a provoqué une importante vague de critiques de la part de défenseurs des droits numériques, notamment de l'organisation Big Brother Watch, rejointe par plusieurs groupes de défense des libertés civiles. Ceux-ci dénoncent une « dangereuse escalade » vers une surveillance technologique du commerce de détail. Ils mettent en garde contre le risque que des consommateurs soient faussement identifiés, inscrits sur des listes noires, accusés à tort de vol et expulsés injustement des magasins.
Charlie Whelton, chargé des politiques publiques et des campagnes au sein de Liberty, a déclaré que son organisation était préoccupée par ce « développement opaque et non éprouvé » ainsi que par la manière dont la technologie de reconnaissance faciale avait été autorisée à se développer « sans aucun cadre de gouvernance ». Ces propos ont été rapportés par The Guardian au début du mois.
La question de l'erreur humaine doit également être prise en compte. Bien que Facewatch intègre des indicateurs visuels de haute technologie, le risque de dysfonctionnements techniques demeure. Par le passé, des commerçants ont déjà abordé les mauvaises personnes dans leurs magasins en raison d'erreurs d'identification, entraînant des conséquences négatives qui vont à l'encontre de l'objectif même de cette application.
D'autres controverses concernent le risque de mauvaise identification des personnes noires et racisées par cette technologie. Les derniers tests réalisés par le National Physical Laboratory (NPL) sur l'utilisation de cet outil dans la base de données nationale de la police ont conduit le Home Office à reconnaître que le système était « davantage susceptible d'inclure à tort certains groupes démographiques dans ses résultats de recherche ».
Sarah Lasoye, responsable du programme « Pre-Crime » au sein de Open Rights Group, a déclaré que « cette technologie ne s'attaque pas aux causes sociales et économiques profondes du vol à l'étalage et ne fait que renforcer la criminalisation des communautés populaires ». Selon elle, cette approche risque d'aggraver durablement le problème plutôt que de le résoudre.
Cette nouvelle fonctionnalité devrait être lancée à l'automne, dans un climat de tensions persistantes et d'inquiétudes croissantes parmi les citoyens et les défenseurs des droits numériques. Il faudra attendre son déploiement et son fonctionnement effectif pour déterminer si elle permettra réellement de lutter contre les vols sans porter atteinte aux droits des consommateurs britanniques.
Samar Sadullah

New UK Law For “Facial Recognition App “Facewatch” triggers controversy.
Controversy has erupted across the UK in the wake of a new policy created to prevent theft in UK stores. the AI technology named “Facewatch” that is already used by more than 100 businesses, including B&M & Sainsbury’s will be now be used to alert police of serious offenders on entering these establishments. It is a feature being introduced for the first time in the UK in light of a serge in retail theft.
The new feature looking to launch in stores by Autumn of 2026, uses highly sophisticated facial scanning to identify every individual that enters the stores, with this new feature enabling police of serious offenders, within four seconds of them entering a store.
This news has sparked mass controversy amongst Digital Rights activists including Big Brother Watch who have been joined by various civil liberty groups in identifying potential flaws in the new system. They have stated their concern as being dangerous escalation" towards technological retail surveillance. With the potentialities of shoppers being falsely profiled and blacklisted, leading to mistaken accusations of theft and unwarranted removal from stores.
Charlie Whelton, the policy and campaigns officer at Liberty, said it was concerned about this “untested, opaque development” and the way facial recognition technology had been allowed to “proliferate without anything to govern it”. As stated in the Guardian, earlier this month.
There is also the issue of human error to take into account. Whilst FaceWatch incorporates high tech visual indicators, there is always the possibility of technical glitching. Previously, shop owners have ended up approaching the wrong individuals in stores resulting in negative outcome, that defeats the point of the application.
Controversies relating to black and brown communities being easily misidentified with this technology, have also been made - the latest testing conducted by the National Physical Laboratory (NPL) of the technology’s application within the police national database, has been stated by the Home Office as being “more likely to incorrectly include some demographic groups in its search results”.
Sarah Lasoye, the pre-crime programme manager at Open Rights Group has stated that “the technology failed to address the social and economic root causes of shoplifting and “only served to further criminalise working-class communities”. Which only exacerbates the problem further in the long term.
The addition to the app is due to launch in the Autumn, amidst further acrimony and worry amongst citizens and digital rights activists. We will have to wait for the launch and operation of the app to see how successful it will be, without breaching the rights of UK shoppers.
Samar Sadullah


